SMITH — Ici grand ouvert
Exposition
SMITH
Ici grand ouvert
Dans 3 mois : 23 mai 2026 → 30 janvier 2027
Artiste chercheur, SMITH navigue entre la photographie, l’installation, la performance et l’image animée. Son travail se construit en séries poreuses, déjouant ainsi toute idée de chronologie, arpentant les genres classiques du portrait et du paysage.
Il développe un œuvre romantique et mélancolique en parcourant les espaces de l’entre deux, de la fluidité. Rien n’est fixe. SMITH développe une poétique de la métamorphose. S’intéressant aux états modifiés de conscience, aux savoirs ancestraux (de la sorcellerie à la transe chamanique) aux sciences les plus pointues et expérimentales, il travaille en collaboration avec des musiciennes, musiciens, philosophes, écrivaines, écrivains, performeurs, performeuses, chercheurs, chercheuses et scientifiques.
Au MAC VAL, des œuvres de l’artiste ont été présentées dans les expositions collectives « Lignes de vies — une exposition de légendes » en 2019 et « Histoires vraies » en 2023.
Avec la complicité des architectes et designers Sami Rintala (assisté de Toni Lozano) et Matthieu Prat, la monographie « Ici grand ouvert » réunit des œuvres anciennes et nouvelles dans un grand geste scénographique qui dévoile la production de l’artiste à l’aune de ses présentes et futures interrogations.
Les mots du commissaire de l’exposition
SMITH est né en 1985. Après un Master en philosophie à la Sorbonne, il intègre successivement les cursus de l’École de la Photographie d’Arles puis du Fresnoy. En 2022, il soutient une thèse à l’UQAM (Montréal). Artiste-chercheur, il navigue entre la photographie, l’installation, l’image animée, la sculpture et la performance.
En travaillant à la lisière des états de conscience élargis, de la philosophie et de recherches scientifiques parmi les plus avancées, de l’IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie) à l’Observatoire de l’Espace du CNES (Centre National d’Études Spatiales) et en s’attachant aux points où ces régimes de savoir entrent en friction ou en résonance avec des formes de spiritualité, SMITH s’entoure d’une constellation de complices de pensée et de pratique : de Lucien Raphmaj à Jean-Philippe Uzan, de Pierre Teilhard de Chardin à Timothy Leary, de Corine Sombrun aux Limiñanas, de Jacques Derrida et Jean-Luc Nancy à Donna Haraway, de Paul B. Preciado à François Chaignaud, de Marie NDiaye à bien d’autres. La plupart du temps, il travaille en collaboration avec des philosophes, des scientifiques, des chercheuses et chercheurs, des penseuses et penseurs, des artistes, écrivaines et écrivains, performeurs et performeuses, ou bien encore musiciennes et musiciens et cette manière de faire produit une famille provisoire, un compost vivant, où les idées se mêlent, se transforment et se transmettent.
Il cherche à faire émerger des perceptions alternatives du réel. Il pratique un art de la transe et de l’impesanteur, où l’expérience se compose de présences, de spectres, d’apparitions, de fulgurances, parfois d’épiphanies. Dans ce contexte, la conversion désigne moins une croyance nouvelle qu’un déplacement de l’attention, un point de convergence depuis lequel se réorienter.
Animé d’un romantisme lucide, SMITH s’emploie à déplacer le voile des évidences afin de retisser un lien fondamental avec les autres formes du vivant et avec le cosmos. Cette recherche s’inscrit dans une perspective de résistance, qui passe par la création d’autres manières d’habiter le monde. OEuvre des seuils, de la transmutation et de la mue, construit en séries poreuses qui défont la chronologie linéaire, tout en troublant les genres du portrait et du paysage et, plus largement, les repères binaires des disciplines qu’il investit, entre visible et invisible, entre expérience intérieure et politique, entre science et spiritualité, entre documentaire et fiction.
Car il est bien question de mutation, de transformation, de métamorphose, mais aussi d’incomplétude et d’intranquillité, entendues comme des conditions de travail plutôt que comme des manques à combler. Pensée comme un labyrinthe, un faisceau, une forêt de parcours initiatiques et de gestes transformatifs, l’exposition affirme sa dimension de laboratoire. Quelque chose est en cours. Elle demeure en mouvement, en réunissant des œuvres déjà déposées, presque fossilisées et des œuvres en devenir.
Rien n’y demeure stable. Il développe une poétique de la métamorphose, attentive aux zones de l’entre-deux, aux états de fluidité où les identités et les formes cessent d’être assignables. Dans cette logique, son nom d’artiste, SMITH, en majuscule, fonctionne comme un nom générique, volontairement peu daté, peu situable, non genré et laisse entendre une tentative d’émancipation qui passe par un effacement relatif de l’ego au profit de ce qui circule, se transforme et se relie.
Son œuvre se construit en projets indisciplinaires qui déjouent la notion même d’œuvre (au sens d’objet unique et rare pris dans une logique de valeur capitaliste). Et tente de matérialiser les portails, des portails entre différents niveaux, différentes strates de réalité.
Sous le titre « Ici grand ouvert », l’exposition se construit en zones d’intensités, en plateaux poreux réunissant les œuvres, séries et projets tels que CH19H2802 (Agnès) (2010-2011), Spectrographie (2010-2014), Saturnium (2015-2018), TRAUM (2015-2018), Löyly (2007-2012), Astroblème (2017) Désidération (2016-2021), Dami (2022-en cours).
Avec la complicité des architectes et designers Sami Rintala (assisté de Toni Lozano) et Matthieu Prat, l’exposition réunit des œuvres anciennes et de nouvelles productions dans un grand geste scénographique qui composte les séries et ensembles, regarde la production passée et les productions à venir de l’artiste à l’aune de ses présentes et futures interrogations.
Pour activer ce processus de mutation, des événements se déploient sous le titre générique de « Désidération(s) ». Certains sont programmés, d’autres surgissent de manière impromptue, parfois annoncés, parfois non, de sorte que l’exposition se transforme au fil de des jours et assume sa propre variabilité.
Des visites sont également organisées à intervalles réguliers par des guides que nous appelons « Mystagogues », des personnalités conçues comme agentes de transformation au sein de ces traversées.
Extrait du texte de Frank Lamy
Une programmation régulière de rencontres, performances, projections, gestes, actions, vient rythmer l’exposition : « Les petites mues » Rencontres, projections ou visites dans l’espace de l’exposition, tous les premiers dimanches du mois.
Dimanches 7 juin, 5 juillet, 2 août, 6 septembre, 4 octobre, le 1er novembre, 6 décembre 2026 et 3 janvier 2027.
« Les grandes mues » Samedi 23 mai 2026 à l’occasion du vernissage, dimanche 28 juin pour le PIC NIC au MAC VAL, les samedi 19 et dimanche 20 septembre lors des Journées européennes du patrimoine, samedi 17 octobre en écho avec les Journées nationales de l’architecture et dimanche 31 janvier 2027 pour le dernier jour de l’exposition.
Un catalogue à paraitre le 23 mai 2026 accompagne cette rétro-prospective en coédition avec PALAIS BOOKS, avec les contributions de Frank Lamy, Nicolas Surlapierre, Taous R. Dahmani, Sergio Valenzuela-Escobedo, Florian Gaité, Edward Shanken, Eva Barois de Caevel, Lucien Raphmaj, Marie NDiaye.
Exposition réalisée en collaboration et avec le soutien de la Galerie Christophe Gaillard, Paris. Avec le soutien de PICTO et AM Art. Ce projet est labelisé Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture.
Horaires
Tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h
Tarifs
Plein tarif 5 € — Tarif réduit 2,5 €
Entrée gratuite pour tous les premiers dimanches de chaque mois





