Adrian Villar Rojas — A la librairie

Exhibition

Installation, new media, painting, mixed media...

Adrian Villar Rojas
A la librairie

Ends in 10 days: September 16 → October 31, 2020

Marian Goodman annonce la première grande exposition d’Adrian Villar Rojas dans son espace parisien. Il s’agit sans doute d’une des interventions les plus spectaculaires de l’histoire de sa galerie dans cette ville. L’exposition se déploie dans toutes les salles de la galerie et de la librairie, créant une cohérence entre elles et redonnant vie à l’usage historique, essentiellement domestique, du bâtiment.

Avr jorg%20baumann lmg 2020 1 1 medium
Adrián Villar Rojas, Vue de l’exposition à la librairie Courtesy of the artist & Galerie Marian Goodman, Paris. Crédit photo Jörg Baumann

Dans La fin de l’imagination, Adrian Villar Rojas explore la manière dont le COVID-19 affecte le temps humain, notre langage et nos systèmes de représentation. Par exemple, si le sens est créé par notre imagination, alors une montre ou un calendrier n’est pas moins une création qu’un tableau de Jackson Pollock. Les horloges sont aussi subjectives qu’un Pollock, mais toutes ces constructions sont soutenues par un élément essentiel: le pouvoir.

En réponse à ces constructions, Villar Rojas propose un langage inventé, panhumain, qui pourrait devenir la norme dans des milliers d’années, ou être utilisé dès demain. Son système de signification hybride des formes pré-existantes liées à de nombreuses écritures humaines, longtemps oubliées ou encore en usage.

Avr%20poster%201 1 medium
Adrián Villar Rojas, Poster from the series La Fin de l’Imagination, 2020 Affiche d’exposition retravaillée par l’artiste — one piece Courtesy of the artist & Galerie Marian Goodman, Paris. Crédit photo Jörg Baumann

À la Librairie Marian Goodman, l’artiste expose un ensemble inédit d’œuvres sur papier. Ces créations reprennent douze affiches d’exposition passées de Villar Rojas qui ont eu lieu entre 2003 et 2020. Ces affiches ont été transformées, pliées, froissées ou rehaussées de pigments colorés où le graphisme pan-humain intervient de façon majeure. Dans la narration de l’artiste, ces créations retravaillées font figure d’affiches de propagande politique ou d’étendards, vestiges de guerres futuristes. Deux gravures sur bois en édition limitée ont également été réalisées en vue de l’exposition à la Librairie. Intitulées From the series La fin de l’imagination, elles sont imprimées sur des brochures du Musée du Louvre détaillant les mesures sanitaires relatives au COVID-19 et montrent à quel point la pandémie a transformé notre rapport à la culture.

24377avr jorg%20baumann 1 medium
Adrián Villar Rojas, From the series La Fin de l’Imagination, 2020 Gravure sur bois, brochure du Louvre détaillant les mesures sanitaires liées au COVID-19 — edition of 30 Courtesy of the artist & Galerie Marian Goodman, Paris. Crédit photo Jörg Baumann

Adrián Villar Rojas a développé une pratique transdisciplinaire lui permettant de créer des expériences et environnements immersifs qui semblent appartenir à un perpétuel voyage dans l’espace-temps. Évoluant au fil des années vers la création de systèmes en mutation, organiques et non-organiques, basés sur la topographie, Adrián Villar Rojas invite les visiteurs à devenir les explorateurs d’un microcosme inattendu né de son imagination, où le futur, le passé, et des versions alternatives du présent interagissent telle une entité en perpétuel mouvement. Au-delà de la conception de cet univers, Villar Rojas nous interroge : et si nous pouvions voir et penser notre humanité avec une perspective extraterrestre, détachée et dénuée de tout préjugé et de toute morale ? Et si vous pouvions réfléchir sur nous-mêmes à l’écart de notre propre chemin accompli ? Adrián Villar Rojas est né à Rosario en Argentine en 1980. Il vit et travaille de manière nomade. Parmi ses dernières expositions personnelles, on peut citer : Poems for Earthlings à la Oude Kerk, Amsterdam (2019), The Theater of Disappearance à The Geffen Contemporary au MOCA, Los Angeles (2017), NEON Foundation à l’Observatoire national d’Athènes (2017), Kunsthaus Bregenz en Autriche (2017), The Metropolitan Museum of Art à New York (2017), Rinascimento à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin (2015), Today We Reboot the Planet à la Serpentine Sackler Gallery, Londres (2013) ou encore La inocencia de los animals au MoMA PS1, New York (2013).