Daisuke Kosugi — Une fausse pesanteur

Exposition

Vidéo

Daisuke Kosugi
Une fausse pesanteur

Encore environ un mois : 15 octobre 2019 → 19 janvier 2020

Daisuke kosugi jeu de paume 1 grid Daisuke Kosugi — Jeu de Paume Cette année au Jeu de Paume, le programme Nouveau Sanctuaire explore la façon dont l’architecture se rapporte au corps et aux sens.... 2 - Bien Critique

La programmation Satellite est confiée, chaque année, à un commissaire indépendant chargé de concevoir trois expositions au Jeu de Paume.

Pour la 12e édition de cette programmation, le Jeu de Paume renouvelle son partenariat avec le Musée Amparo de Puebla, Mexique.

Laura Herman, commissaire indépendante, est invitée à concevoir cette programmation, intitulée « Le nouveau sanctuaire ».

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Une fausse pesanteur de Daisuke Kosugi constitue le troisième et dernier volet du Nouveau Sanctuaire, qui se penche sur la manière dont l’architecture se rapporte au corps et aux sens.

Dans ce film, l’architecture de la maison apparaît comme une toile de fond têtue, telle une donnée immuable. Le corps dépend d’elle pour structurer ses activités quotidiennes, parfois au point d’étouffer dans la domesticité. Que se passe-t-il quand nos corps se disjoignent de leur environnement architectural ? Les propriétés architecturales représentent certaines idées et persistent à travers le temps, à la différence de nos corps, de nos habitudes et de nos routines.

Le film brosse un portrait expérimental de Tadashi, ancien architecte et bodybuilder japonais, à qui l’on a diagnostiqué une maladie cérébrale qui affecte ses mouvements et ses habitudes quotidiennes. Il se déroule dans l’environnement domestique de Tadashi, organisé de façon à lui permettre d’accomplir au mieux ses activités quotidiennes ; mais, petit à petit, la perte de contrôle sur son corps perturbe ses habitudes et ses routines.

Le rôle de Tadashi est interprété par un danseur de Butoh, dont les mouvements s’inspirent de la liberté découverte dans les limites du corps. Le butoh est une forme de danse contemporaine japonaise qui permet de comprendre les profondeurs du corps, de le libérer de ses blocages en lui faisant accomplir des mouvements spécifiques.

En nous entraînant dans un voyage architectural et domestique, le film révèle ainsi le conflit intérieur d’un homme déchiré entre son désir de force et d’efficacité, d’une part, et, d’autre part, l’acceptation du déclin rapide de son corps grâce à la danse.