Prix Marcel Duchamp — 2022

Exposition

Installations, peinture, techniques mixtes, vidéo

Prix Marcel Duchamp
2022

Dans 3 mois : 4 → 30 octobre 2022

Claude Bonnin, Président de l’ADIAF, a dévoilé le 12 janvier 2022 les noms des quatre artistes en lice pour la 22ème édition du Prix Marcel Duchamp. Choisis par un Comité de onze collectionneurs après un long et rigoureux processus, ces artistes sont invités par le Centre Pompidou, partenaire de référence de l’ADIAF, pour une exposition collective dont le vernissage aura lieu le 4 octobre prochain en Galerie 4. Le jury international proclamera le lauréat le 17 octobre 2022.

Comité de sélection ADIAF 2022
Claude BONNIN, Dominique AGOSTINI, Annie COMBELLES, Béatrice CHARON, Sébastien LEBREC, Isabelle LEMAÎTRE, Roberta MALAVASI, Sophie SAFAR, Françoise QUEMIN, Jean-François TINÉ, Akemi SHIRAHA

Commissaire de l’exposition au Centre Georges Pompidou
Aurélie VERDIER

Jury international 2022

Xavier REY, Directeur du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris
Claude BONNIN, Collectionneur, Président de l’ADIAF
Akemi SHIRAHA, Représentante de l’association Marcel Duchamp
Agnès B, Styliste, collectionneuse, galeriste (France)
Pedro BARBOSA, Collectionneur (Brésil)
Cécile DEBRAY, Présidente du Musée national Picasso Paris (France)
Elsy LAHNER, conservatrice, Albertina Museum, Vienne (Autriche)

Les artistes nommés pour la 22ème édition du Prix Marcel Duchamp :

Giulia Andreani

Née en 1985 à Venise (Italie) — Vit et travaille à Paris — Représentée en France par la galerie Max Hetzler
« Pensionnaire à la Villa Médicis, Académie de France à Rome (promotion 2017-2018), elle suit une formation à l’Accademia di belle arti de Venise avant de s’installer à Paris où elle poursuit ses études en Histoire de l‘Art contemporain à l‘Université Paris IV-Sorbonne et travaille sur les artistes de la Leipziger Schule. Artiste-chercheuse, depuis 2010, elle tient un « atlas », sorte de journal constitué d‘une somme d’images et de documents : archives historiques, still frames, photos de famille qui constituent la matrice d’une œuvre en perpétuelle ramification. Peintre et sculptrice, Giulia Andreani confronte l’Histoire à sa dépendance vis à vis de l’image, pointant les lacunes de la mémoire collective. » Galerie Max Hetzler

Iván Argote

Né en 1983 à Bogota (Colombie) — Vit et travaille à Paris — Représenté en France par la galerie Perrotin
Iván Argote a été très tôt sensibilisé à l’engagement politique, dans le contexte révolutionnaire de la Colombie. Ses œuvres sont marquées de cette conscience historique, de la culture de la protestation. Argote a très vite compris que l’art peut jouer un rôle dans la contestation dans les mouvements sociaux par son pouvoir communicatif. Il choisit, non pas la confrontation, mais l’humour, le détournement, le décalage, pour susciter l’étonnement et le questionnement des spectateurs sur les discours dominants. Il utilise pour cela la vidéo, l’installation et l’intervention dans l’espace public où il se met lui-même en scène. Son approche est empreinte d’une certaine tendresse où le spectateur est poussé sans qu’il s’en rende forcément compte dans ses derniers retranchements.

Philippe Decrauzat

Né en 1974 à Lausanne (Suisse) — Vit et travaille à Paris — Représenté en France par la galerie Praz Delavallade
« Philippe Decrauzat exploite le champ de l’abstraction avec l’ambition de pousser la perception au-delà des limites de l’image afin d’obtenir une présence spatiale. En manipulant une multitude de lignes pour qu’elles se synchronisent en motifs ondulants, superposés et entrelacés, de puissants effets moirés créent un ensemble d’optiques cinétiques qui provoquent à la fois l’œil et le corps. La coupe sculpturale de certains cadres prolonge la sensation de torsion dans ces compositions géométriques complexes. À travers une variété de médias — peintures murales, toiles façonnées, sculptures, films et installations — Decrauzat incorpore des références iconiques de l’architecture, du cinéma, de la littérature et du graphisme, enrichissant ainsi sa démarche conceptuelle : « Je m’intéresse à la relation directe que l’art optique entretient avec les spectateurs et à la façon dont il influence leur esprit. » Source : Praz Delavallade

Mimosa Echard

Née en 1986 à Alès — Vit et travaille à Alès — Représentée en France par la galerie Chantal Crousel
Mimosa Echard a passé son enfance dans une communauté proche de la nature. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris. L’artiste développe une œuvre originale. C’est tout d’abord une véritable alchimiste, au sens baudelairien du terme « j’ai pétri de la boue et j’en ai fait de l’or ». Mimosa Echard fait des œuvres d’art à partir de rebus : mousses synthétiques, naturelles, de cheveux, de lichen… qu’elle combine pour créer de véritables tableaux qui soulignent l’ambiguïté entre la peinture et l’objet. Elle développe un propos féministe en utilisant des matériaux typiquement féminins (pilules contraceptives, cire dépilatoire, gélules, maquillage…) qui soulignent l’envers du « décor ». Son œuvre s’inscrit dans une démarche que l’on peut qualifier d’écologiste. La nature y est présente dans l’exploration des zones de contact et de contamination entre les objets organiques et artificiels. Dans une démarche d’économie circulaire, elle sait capter les grands thèmes de son époque sans jamais être didactique, elle montre mais elle laisse l’interprétation ouverte et respecte la liberté et le plaisir de voir du regardeur.

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Place Georges Pompidou

75004 Paris

T. 01 44 78 12 33 — F. 01 44 78 16 73

www.centrepompidou.fr

Châtelet
Hôtel de Ville
Rambuteau

Horaires

Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h
Nocturne jusqu’à 23h

Tarifs

Plein tarif 14 € — Tarif réduit 11 €

Gratuit pour les moins de 18 ans, billet exonéré pour les moins de 26 ans. Et pour tout le monde, les premiers dimanches du mois.

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