Daniel Buren — Comme un jeu d’enfant, Travaux in situ, 2014 — 2026

Exposition

Installations, techniques mixtes

Daniel Buren
Comme un jeu d’enfant, Travaux in situ, 2014 — 2026

Encore 5 mois : 31 mai → 20 décembre 2026

Travail emblématique de Daniel Buren créé au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg en 2014 puis repris à Naples, à Aguascalientes (Mexique), à Sydney (Australie) et à Daegu (Corée du Sud), Comme un jeu d’enfant déploie aux Moulins les principes essentiels de sa pratique : le travail in situ, le dialogue entre formes géométriques et architecture, la présence de la couleur ainsi qu’une réflexion sur l’expérience du visiteur. Conçue comme un parcours autonome au cœur du parcours collectif, elle s’inscrit pleinement dans l’exposition sans en interrompre la traversée.

Cette pièce prend la forme d’un vaste paysage composé de modules géométriques en bois: cubes, cylindres, arches, pyramides, parallélépipèdes, inspirés des jeux de construction pour enfants et agrandis à l’échelle humaine. Ce changement est fondamental: ils ne relèvent plus du jouet, mais ne sont pas tout à fait de l’architecture. Ils occupent un entre-deux singulier, où la sculpture devient un environnement immersif.

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Daniel Buren, Photo-souvenir : Comme un jeu d’enfant, travail in situ, 2014/2026, Galleria Continua — Les Moulins, Boissy-le-Châtel, (détail) © Daniel Buren/ADAGP, Paris. Photo © Hafid Lhachmi, ADAGP Paris 2026

Reposant sur une logique d’assemblage, les modules composent rues, passages, seuils et points de vue. Une dualité chromatique structure l’ensemble: une partie blanche uniforme tend à suspendre la lecture des formes, tandis qu’une autre, polychrome, rappelle les couleurs des jeux éducatifs. Le visiteur est invité à déambuler librement: c’est par le déplacement que se révèlent les perspectives, les alignements et les effets visuels.

Les Moulins vibrent d’une émotion futuriste et d’une générosité essentielle: un espace où l’art transcende le temps, et où le temps luimême semble se défaire de ses divisions. Vingt ans après leur fondation, ils sont plus que jamais une invitation à exister, à se laisser surprendre, à accueillir l’instant dans la contingence même de notre être. Ce mouvement-là n’est pas près de s’arrêter.