Panorama critique des expositions 2026
Regards critiques, impressions sensibles et analyses ; retrouvez nos instantanés d’expositions au sein d’un panorama évolutif vous invitant à découvrir les artistes et les lieux qui rythment la scène artistique.
Avril
John Chamberlain — Skarstedt Gallery
Skarstedt Gallery présente une sélection exceptionnelle et d’une belle vitalité de petits formats du sculpteur John Chamberlain. Figure de l’avant-garde américaine, expérimentateur d’un expressionisme abstrait évadé du cadre de ses deux dimensions et envahissant l’espace, le sculpteur, à travers ses recherches, donne à sentir la part organique de matériaux inédits dont il sent toute la potentialité plastique. Et, ici, dans ces petits formats synthétisant en quelque sorte l’énergie brutale et la détermination d’une démarche tournée vers le geste, ressort un vrai plaisir de la matière, de sa torsion et de la plasticité de toute forme, qu’elle apparaisse évidente ou se cache, comme sous une déchirure et un danger apparents. L.D. En savoir plus
Jesse Darling — Palais de Tokyo
Ludique et séduisant, le dispositif pensé par Jesse Darling au cœur du Palais de Tokyo active tous les sens pour opérer une mise en abîme de sa réflexion profonde autour des espaces et des marges. Ici, les courants d’air soufflés par l’armée de ventilateurs tendus vers une même direction déplacent le centre d’attention en démultipliant des lignes de force. Érodés, les signes (écritures sur panneaux de la voie publique, ordre cardinal des couleurs sur les drapeaux) laissent place à une cascade d’émotions dont chaque élément, du plus simple (les câbles apparents) au plus complexe (les volutes de peinture assénées aux murs), participe d’un romantisme ambigu dont cette installation, radicale dans son accessibilité, offre une belle variation. Et remet donc en cause, jusque dans ses fondations, la question d’un ordre, insufflant jusque dans sa création même une circularité et une ondulation existentielles. L.D. En savoir plus
Mohamed Lekleti — Galerie lilia ben salah
Rien ne va de soi dans la peinture de Mohamed Lekleti. Adversaires contradictoires, figures disproportionnées, les torsions de ces figures divergentes trahissent autant l’empathie que la conquête, le secours que la mise en joug. La galerie lilia ben salah présente, comme une manière de rétrospective sous le regard d’Éric Mangion, la vision kaléidoscope d’un artiste qui lie notre humanité aux amarres fragiles de son propre imaginaire. Dans tout ce qu’il a de plus ambigu. G.B. En savoir plus
The Grain of Our Hearts — Galerie du jour agnès b.
Autour de l’esprit d’un poème, celui de Donia Al-Amal rappelant avec une crudité spectrale l’horreur d’une guerre qui se nourrit du cœur de ses victimes, six artistes palestiniens de différentes générations revisitent à la galerie du jour agnès b. les mémoires et les imaginaires d’une vie à nouveau évanouie en inventant chacun la langue de cette réalité. Les symboles et les métaphores se heurtent aux signes d’un quotidien désormais lui aussi blessé, transformant toute réalité en une allégorie de la perte. Sobre et parfaitement séquencée, équilibrée surtout grâce à la qualité intrinsèque de chaque démarche, l’exposition The Grain of Our Hearts parvient à faire s’élever, dans ce dialogue conjoncturel, une géographie de la mémoire et du traumatisme poignante et riche de formes nouvelles qui soulignent la nécessité du regard des artistes sur un monde dont ils suspendent, pour un moment, la tragédie. G.B. En savoir plus
Ariana Papademetropoulos — Thaddaeus Ropac
Chez Thaddaeus Ropac, Ariana Papademetropoulos présente pour sa première exposition à Paris une plongée tout en retenue au cœur d’un imaginaire bouillonnant où les symboles se superposent au savoir, où la technique sert l’émotion d’un imaginaire capable d’apprivoiser la fantaisie du chaos des sentiments. Et passe avec une subtilité inattendue du romantisme new age à une métaphore en retenue de l’absurdité de nos conditions, de la complexité baroque de nos canaux de communication. G.B. En savoir plus
Miriam Cahn — Galerie Jocelyn Wolff
Miriam Cahn présente à la galerie Jocelyn Wolff “Still Leben”, une exposition d’une beauté fulgurante. L’émotion s’y fait d’autant plus vive qu’elle repose sur une frontalité et une simplicité capables d’étourdir l’attention et de ne plus quitter le souvenir de celui qui s’y mesure. Un déplacement décisif et « matériel » pour celle qui montrait l’envers des corps, l’avers de ses pulsions destructrices. Elle en suit désormais, en négatif, le dévers ; les objets présentés ici sont voués à le rencontrer, dans la banalité de leur existence quotidienne, sans autre prétention que celle d’exister. G.B. En savoir plus
Kishio Suga — Mendes Wood DM
Alternant entre différentes périodes de création de l’artiste, l’exposition Kishio Suga chez Mendes Wood DM offre une rétrospective resserrée dont l’économie et l’élégance rendent hommage à la subtilité de cette figure d’un minimalisme voué à maximiser notre sensibilité au monde, dessinant en son sein des dialogues de matières, d’éléments et de formes qui font, en toute discrétion, événement. G.B. En savoir plus
Mars
Danielle Orchard — Galerie Perrotin, Paris
Malgré leur implacable qualité picturale et leur vibrante efficacité, les nouvelles toiles de Danielle Orchard présentées à la galerie Perrotin résonnent dans le vide de leur imperméabilité aux urgences qui les entourent. Aucune drôlerie, aucune fougue, pas le moindre indice d’un doute quant à son sujet ; la peinture se perd au creux de son geste ; le corps lui-même, derrière sa déformation, retrouve bien vite les stigmates de sa représentation fantasmée et s’y complait. À l’exception donc d’une très belle toile, brisant justement la logique du corps en l’effaçant derrière le geste (une femme de dos réajustant sa bretelle), rien ne sort ici de cette prison de l’atelier où le dialogue d’un soi à soi s’enferre dans une nonchalance lascive qui ne fait même pas l’effort de sortir du miroir. Et nous plonge tout droit dans son impasse vaine, pour ne pas dire vaniteuse. G.B. En savoir plus
Le Syndrome de Bonnard, Frac Ile-de-France, Le Plateau, Paris & Les Réserves, Romainville
Au Frac Ile-de-France, l’exposition Le Syndrome de Bonnard déploie une sélection riche et pointue d’œuvres qui, dans leur singulière exigence, n’en oublient pas moins le spectateur et l’intègrent véritablement à la réflexion. Derrière donc son exigence, l’exposition cache une générosité des formes et des sentiments qui invitent à une communauté de pensée ou, à tout le moins, à partager, sur un mode choisi, des doutes et des visées dont la complexité ne se rend que par l’expérience. Au niveau plastique comme émotionnel, le parcours multiplie les propositions fortes et des focus pertinent sur des démarches moins connues qui le rendent incontournable. L.D. En savoir plus
Etel Adnan — Galerie Lelong, Paris
L’art pictural d’Etel Adnan se décline avec un bonheur infini à la galerie Lelong qui offre avec ce parcours une délicieuse plingée dans les variations de la poète des couleurs et des monts. Avec de nombreuses toiles inédites, c’est vraiment le développement plastique de son œuvre que l’exposition dévoile, glissant d’influences en émancipation et d’expérimentations en pratique assumée de sa liberté. Belle, riche et importante pour situer cette peintre qui nous resitue, ce parcours intitulé Au cœur du silence fait résonner cette voix majeure de la pensée au-delà des mots. G.B. En savoir plus
Claude Simon — Musée Lambinet, Versailles
L’exposition Claude Simon au musée Lambinet de Versailles offre une plongée kaléidoscopique dans l’expression polyphonique de l’écrivain poète et peintre mais surtout habité par l’expérience de faire, à sa manière, image. Si l’ensemble manque peut-être un peu d’ampleur, la fragmentation et la frontalité du sujet découpent l’espace du musée et s’insèrent dans la collection avec une belle acuité qui brise les lignes de lecture et opère une découpe du parcours très fine de la notion d’exposition. Et, dans l’intime du travail de sa propre main se révèlent des pans de l’histoire d’un écrivain capable de produire, comme le dit Roland Barthes dans une lettre ici exposée, “un texte si parfaitement texte et si au au-delà des mots”. Que cette confrontation aux arts plastiques ne peut que confirmer. L.D.
Amnesia — Centre Tignous d’art contemporain
Le Centre Tignous de Montreuil présente une brillante plongée dans la matérialité du souvenir et la concrétude de l’oubli avec son parcours Amnesia qui mobilise, chez chacun des artistes participant, le motif de la ligne comme force dynamique de traversée des histoires. À ce titre, la scénographie, brillante, embrasse cette thématique pour jouer de la circularité d’un espace qui nous entraîne dans son tourbillon. Symboles et sens se brouillent dans les très convaincantes œuvres présentées pour stimuler, par l’affect et le percept, le grand flou des souvenirs. Temporalités télescopées, instants confondus, les œuvres de Luz Blanco, Aurore Pallet, Jean-Baptiste Perrot, Pierre Pimentens, Manon Pretto et André Vamos font résonner une indécision qu’on nous laisse flotter avec inspiration de l’une à l’autre, bien heureux de percevoir, chaque fois nouvelle, la possibilité d’un univers mental à reconstruire. G.B
Ruoxi Jin, Le Plateau, Frac Île-de-France
Qui est Ruoxi Jin ? Une artiste géniale qui ne fait jamais rien comme on l’attend, qui détourne notre attention pour mieux faire éclater la sienne, naviguant avec une même sagacité de l’infime objet à la personne qui en use. À l’occasion de son exposition au Plateau, elle invente un nouveau récit scandé par des objets héteroclites qui prennent vie à travers celle même de l’artiste. La voisine de son atelier, organisatrice de mariages chinois devient le temps d’une exposition l’héroïne d’une histoire à recomposer. G.B.
Février
Margaret Dearing — La Terrasse, Nanterre
La photographe Margaret Dearing offre à la Terrasse de Nanterre une exploration, par ses détours, de la ville de Nanterre. Embarquée à la suite de jeunes habitants de la ville dont elle tire un portrait sobre et sensible, elle découvre par leurs chemins de traverse leur quotidien buissonnier, l’envers d’une ville laissant poindre sa sauvage domesticité pour qui l’habite. La série, très réussie, insiste sur le passage, par la végétation comme par le regard, au-delà des grilles, au-delà des barrières tout autant qu’elle laisse résonner la voix de spectres, d’histoires qui imprègnent le décor de ces vies. G.B
Tal R — Galerie Max Hetzler
La galerie Max Hetzler présente une exposition de Tal R qui installe un délicieux jeu de question réponse entre les sujets et les intérieurs. La technique, camouflée par la spontanéité et le désir de peupler le vide, traduit la sensibilité d’un regard et d’un imaginaire qui se place à la hauteur de ses sujets. Empruntés à son entourage le plus proche, ses thèmes sont autant d’occasions d’explorer la matière peinture et de faire graviter, autour de ces scènes du quotidien, des expériences de formes et de couleurs. Comme la surface de sa toile, le paysage de son quotidien devient à son tour le cadre d’une invention où chaque élément devient le prétexte d’une histoire possible et le moteur de fictions accueillant chaque spectateur dans son intimité, pour peupler à son tour la sienne. L.D.
Stefan Rinck — Semiose
Riche d’une scénographie absolument parfaite, l’exposition Stefan Rinck chez Semiose sidère par sa capacité à changer les tons, manœuvrer les émotions et faire varier formes et matériaux autour de motifs enchanteurs. Car derrière la férocité espiègle des créatures de l’artiste émerge un vocabulaire formel d’une imagination réjouissante qui nous projette à travers les mythologies et les croyances sans jamais perdre de vue son amour de la matière, qui s’exprime là avec une puissance rare. Un display fantastique et inventif qui magnifie ce bestiaire pour inventer un défilé qui transforme la parade en une véritable odyssée. G.B.
Janvier
Mohamed Bourouissa — Le Louvre
En toute simplicité et armée d’une spontanéité assez réjouissante qui embrasse les codes de la communication contemporaine sans effleurer même l’idée de les surplomber, l’installation vidéo de Mohamed Bourouissa Les 4 Temps au musée du Louvre aura constitué une belle parenthèse dans le parcours du musée et aura marqué d’une empreinte pleine de pudeur l’institution en la confrontant à ce que le geste le plus simple ajoute à sa vie. Pensée comme un carnet de croquis vidéo, elle est surtout une formidable collection d’impressions partagées et d’hommages à échelle humaine à l’écosystème d’une institution qui se découvre ancrée dans un territoire. G.B.
Fabienne Verdier — Cité de l’Architecture et du Patrimoine
Le spectacle est saisissant à la Cité de l’Architecture qui dresse dans son enceinte des cimaises accueillant la peintre Fabienne Verdier. L’intensité de la couleur, la légèreté du crin de pinceaux répondent avec une étrange audace à la pesanteur de la pierre, à la densité d’ornements et de figures délirantes. Les lignes, vivaces et fugitives dessinent des voies de traverse dans cet univers pesant mais jamais figé et dont l’ouverture sur le présent, bien sensible autorise avec l’crtte invitation, une plongée hors du temps, dans celui de la peintre qui trouve ici un formidable écrin. L.D.
Valérie Novello — Galerie La Forest-Divonne
Jouant habilement de la légèreté et de la pesanteur, de la couleur et de la matière, Valérie Novello dévoile dans son exposition personnelle à la galerie La Forest-Divonne une plongée sensible dans son expérience de la couleur. Marqué par un rapport fondamental au papier, à la matière, son œuvre fait dialoguer couleurs et volumes en sections affectives d’un paysage habité par son regard. Ici, l’Italie des Pouilles bourgeonne à la surface accidentée de feuilles et de volumes. Dépouillée de signes, la géographie ne s’identifie que par les sens, peut-être seulement par l’émotion, et dépasse par là ses limites. Tel instant de ciel, tel fragment de champ deviennent les réminiscences d’histoires et d’espaces mêlés. Et les souvenirs de l’artiste, pareils aux fulgurances de vision, parlent autant des lieux que du regard, glissant à son tour à la merci des anfractuosités de son support, enrichissant d’autant le nôtre. G.B. En savoir plus
Léon Spilliaert — David Zwirner
La galerie David Zwirner dévoile une exposition tout en sensibilité du peintre belge Léon Spilliaert dont on découvre la sensibilité mystérieuse et assurément pleine d’inventions. Et tente de rattraper le rendez-vous manqué du public parisien avec cet artiste présenté lors de la dernière pandémie. Si le parcours surprend par sa compilation presque rudimentaire de pièces représentatives des talents de l’artiste, l’éclectisme formel et les disparités techniques pourront interroger. C’est pourtant ce déséquilibre qui contribue à asseoir le propos d’une exposition qui, tout autant qu’aux catégories, remet en question l’assignation du peintre à une époque. Tout entière tournée vers la modernité, sa lecture s’ouvre ainsi à la réception d’une invention indéniable, qui permet également de penser aux parallèles à découvrir avec d’autres zones géographiques… Et parvient à rendre la jeunesse qu’il n’a jamais perdue à cet œuvre. G.B. En savoir plus
Carin Ellberg — Galerie Andréhn-Schiptjenko
Une douceur incertaine entoure les œuvres de Carin Ellberg chez Andréhn-Schiptjenko et dessine un panorama plaisant de paysages parsemés d’étrangeté, où la porosité des techniques et des matières rend compte de la perméabilité d’un monde dont son œuvre traduit la mutation. En mouvement donc, le voyage imaginaire se voit sans cesse alimenté par l’indécision des lignes et la plasticité des horizons. L.D.
Philippe Mayaux- Galerie Loevenbruck
Perdue dans le cauchemar d’un lendemain de rêve, l’imagination se voit, au fil de l’exposition de Philippe Mayaux chez Loevenbruck, chahutée entre la détresse d’une déroute cosmique de l’utopie festive californienne et la beauté percluse de signes d’un espace de liberté réinterprété et enrichi par l’artiste. Car mieux que quiconque, Mayaux, par son invention et son regard diagonal sur une réalité qui effraie autant qu’elle fascine, fait de cet espace un terrain de jeu de concepts politiques, d’inventions picturales et d’enjeux philosophiques. Chaque accumulation devient un lieu possible d’accueil, un refuge pour une pensée à venir et surtout un kaléidoscope d’architectures dont les lignes de fuites et les perspectives accueillent plus qu’elles n’excluent. Un désert de possibles qui parvient, le temps d’un voyage immobile au sein de cimetière des souvenirs, à rendre un reflet saturé et singulièrement beau de ce rêve américain nourri de sa déchéance, riche de son émouvante décadence. G.B.
Valdrin Thaqui — Galerie Bremond Capela
Valdrin Thaqui convoque à la galerie Bremond Capela les fantômes du quotidien dans une série de portraits intimistes à la force expressive vénéneuse. Troublante d’efficacité technique et de sobriété, sa peinture puise dans la tradition du médium comme dans sa remise en question contemporaine, inscrivant une galerie d’émotions en trompe-l’oeil d’une recherche en contrechamp, cette baleine blanche qui donne son titre à l’exposition et hante les esprits de visages qui les camouflent. Car derrière son apparent classicisme, c’est la force et le champ de possible d’une génération que l’artiste célèbre en confrontant nos regards à la fuite de ceux de ses modèles. Et déjoue par là les attendus d’une tradition à travers des révolutions à échelle humaine, celles de l’intimité. G.B.
Sébastien Tellier — Galerie Perrotin
On aime (des fois) la musique de Sébastien Tellier et la création de Xavier Veilhan (souvent) mais leur exposition commerciale en duo à la galerie Perrotin est d’une rare insanité. Ce qui aurait dû être une fête du son et de l’espace tourne à l’élégie sans âme d’un produit liquidé avec le soin d’une publicité autoréalisatrice. La surenchère de marques commerciales, d’objets de luxe ornent un duel plus qu’un duo mégalomane ne touchant même pas à la grandiloquence qui l’aurait menée à une délirante fantaisie. Et noient surtout la belle candeur d’une voix et d’une écriture d’un auteur qui sait pourtant encore ménager ses effets et griser en prenant son monde à contre-pied ; derrière la façade du personnage idéalisé, la fragilité d’une écriture d’une naïve simplicité et d’une insoupçonnable candeur. Pas assez feinte pourtant pour ne pas se perdre ici en fausse piste, voire en sortie avec ces illustrations d’un autre âge du chanteur en homme satisfait, entouré de compagnes à la jeunesse éclatante dans des mises en scènes roublardes. Le ringard est un jeu trouble et parfois formidable qui, lorsqu’il se conjugue aux moyens et à la liberté qu’offre le monde de l’art, a vite fait de se perdre en auto promotion lugubre à la libido bien triste. G.B.